F Daniel Cohn Bendit Macron

Foi por pouco. Por pouco, “Dany le Rouge”, era nomeado novo ministro do ambiente em França, não fosse a recusa, à última hora, do próprio, apesar da insistência do presidente francês. Daniel Cohn Bendit líder das revoltas do maio de 68 em França, foi um dos “filhos-família” dos anos 60 que se transformou em anarquista, ativista anti-De Gaulle, paladino da revolta sexual dos estudantes universitários franceses, revolta essa que degenerou no rol sem fim de mudanças sociais, culturais, civilizacionais das últimas décadas, que tudo colocaram em causa, família, maternidade, casamento, tendo por lema a palavra de ordem da altura: “É proibido proibir”. Caso o convite de Macron fosse aceite, Cohn-Bendit seria provavelmente mais um prego no caixão da “Macronésia” do Presidente francês. No afã de fazer esquecer a intempestiva demissão do ecologista e ministro do ambiente Nicolas Hulot, e o crescente desencanto da opinião pública com a sua prestação governativa, Macron tentou fazer um passe de prestidigitação e trazer à cena o “herói” de 68, bem instalado na vida, desde há anos confortavelmente sentado no Parlamento Europeu, insistentemente acusado, entre outras coisas, de pedofilia, que quase advogou no seu livro O Grande Bazar... Com este passe de mágica, caso vingasse, ter-se-ia consumado uma espécie de descida aos infernos, juntos e de mãos dadas, entre os ex-PS reagrupados em torno de Macron - considerado pelo establishment europeu como o último baluarte e derradeira esperança da “social-democracia” e do socialismo na UE - e o anarquismo mais abjeto oriundo do maio de 68 que serviu de inspiração às "sociais-democracias" à esquerda e à direita e que, durante décadas, e que estas usaram para desarticular e despojar das suas raízes – culturais, morais e religiosas - a sociedade francesa. Ficou a intenção... 

Le Figaro

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Le remaniement attendu se fera sans Daniel Cohn-Bendit

  • Par   Mathilde Siraud
  • Mis à jour
  • Publié
  • L'ex-leader de Mai 68, qui avait soutenu Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, n'entrera pas au gouvernement. Tout le week-end, l'exécutif a multiplié les consultations en toute discrétion.

Daniel Cohn-Bendit n'entrera pas au gouvernement. Dimanche soir, l'ex-leader de Mai 68 a annoncé sur LCI avoir «décidé d'un commun accord» avec le président de la République qu'il ne succédera pas à Nicolas Hulot. «On a pris la décision ensemble, on a mis d'un côté ma personnalité, ma capacité d'influencer sur les choses […] il m'a dit: “écoute, notre contact depuis le début c'est la liberté, si tu es ministre, tu perds ta personnalité, tu n'as plus cette liberté, est-ce que tu veux cela?” Effectivement, c'est une fausse bonne idée», a expliqué l'ancien eurodéputé.

Cohn-Bendit, qui avait soutenu Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, a affirmé qu'il avait «échangé plusieurs fois» avec le président de la République, et qu'il se rendrait à l'Élysée d'ici à lundi. Le militant écologiste a assuré que «pour la première fois de [sa] vie», il s'était dit «pourquoi pas». «Ce n'est pas mon truc», a-t-il répété, poussant les noms de Pascal Canfin, président du WWF France et de Laurence Tubiana, ex-négociatrice principale pour la COP21, ses «deux favoris» pour remplacer Nicolas Hulot.

Dans les rangs de la majorité, les noms du président de l'Assemblée nationale, François de Rugy, et celui de la présidente de la commission du développement durable, Barbara Pompili, reviennent régulièrement. «Mais Emmanuel Macron aime surprendre», rappelle, avec malice, un député La République en marche.

«Dany le rouge» représentait pourtant un espoir pour plusieurs membres de l'exécutif et de la majorité. Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, avait ainsi vanté «une voix connue, une conscience libre de l'écologie politique, de l'Europe aussi», dimanche matin sur Europe 1 et CNews. «L'avantage de Cohn-Bendit, c'est que ça effaçait Nicolas Hulot tout de suite», analyse, a posteriori, un parlementaire macroniste déçu du refus de l'écologiste.

Tout le week-end, avant l'annonce d'un remaniement attendue au plus tard ce mardi, le président de la République et le premier ministre ont multiplié les consultations en toute discrétion. L'Élysée a fixé un «moment théorique» pour dévoiler la nouvelle équipe gouvernementale, mais ne fait aucun commentaire.

«Envoyer un signal politique»

Le couple exécutif va-t-il remplacer poste pour poste l'ancien ministre emblématique Nicolas Hulot ou bien faire le choix de recomposer plus largement le gouvernement, comme il était prévu à l'approche des élections européennes? «Silence radio. Le premier ministre travaille. Tout se passe très tranquillement et discrètement comme d'habitude», élude l'entourage d'Édouard Philippe. «Il y a besoin d'un remaniement large pour envoyer un signal politique», argue un député proche de l'exécutif, qui s'attendait cependant à un ajustement a minima de l'équipe actuelle. «Au gouvernement, tous poussent pour repousser le big-bang.»

Un tel scénario aurait toutefois pour conséquence de contraindre le chef de l'État et le premier ministre à procéder à un nouveau remaniement, en vue des élections européennes et municipales, au moins pour permettre aux futurs candidats - par exemple Benjamin Griveaux, Gérard Collomb, ou encore Christophe Castaner - de faire campagne en vue des scrutins. «De mon côté, je n'ai jamais reçu de reproches de la part du président de la République», se targue, avec malice, un membre du gouvernement dont l'hypothèse du départ a déjà circulé.